Néonicotinoides : des traces trouvées dans des végétaux

Les néonicotinoides, ça vous rappelle quelque chose ? Ces insecticides « tueurs d’abeilles » ont fait parler d’eux lorsqu’en août dernier, le gouvernement les a réautorisé. Souvenez-vous : une dérogation avait été accordée au secteur sucrier qui subissait de plein fouet la sécheresse et la jaunisse sur les plans de betterave. 


Vendredi 2 octobre, l'ONG Générations Futures a annoncé avoir trouvé des traces de ces fameux produits phytosanitaires dans 10% des aliments d'origine végétale contrôlés en 2017. 
 
En chiffre, sur les 4 598 échantillons non bios examinés, 491 (10,68%) présentaient des traces de néonicotinoïdes. 28,5% des échantillons contaminés présentaient la trace de plusieurs de ces produits.
 
Quels sont les pays pointés du doigt ? 
En pole position, ce n'est autre que la Chine. Plus d'un tiers des échantillons contaminés proviennent de Chine. Les feuilles de thé sont un exemple de végétaux contaminé. 
Arrive ensuite la France avec 79 échantillons présentant des traces de résidus. Les autres pays cités sont la République Dominicaine avec 48 échantillons contaminés, l'Espagne (44) ou le Chili (26).
 
Au total, des produits provenant de 32 pays présentaient des traces de résidus, dont les deux-tiers issus de pays hors Union Européenne.
 
Ce que nous montre cette étude c’est que « nous sommes toutes et tous potentiellement exposés» aux néonicotinoides comme le rappelle l’ONG Générations Futures.
Hormis le fait que les néonicotinoides aient un impact sur l’environnement, ils sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. L’extension des l’utilisation de ces pesticides pourraient donc avoir un impact négatif sur notre santé à tous.