Saison apicole 2019 : Le bilan

Cette année, FranceAgriMer évalue la production de miel française. Les données sont récoltées auprès d'apiculteurs, tant professionnels qu'amateurs, et de conditionneurs. 

Cette année, les enquêtes ont permis de recueillir les réponses de presque 3 500 apiculteurs. 

Quels sont les principaux résultats de cette étude ?

  • Première bonne nouvelle : le nombre total d'apiculteurs est en augmentation en 2019 ! 

En 2019, le nombre d'apiculteurs a augmenté de 10% par rapport à 2018. Cette hausse concerne tant les professionnels que les amateurs. Et vous ? Faites-vous partie de ceux qui ont revêtu la vareuse l'an dernier ? Désormais, les abeilles françaises comptent 62 445 gardiens sur le territoire.

Les abeilles aiment la douceur, il n'est donc pas surprenant de retrouver un grand nombre d'apiculteurs dans la moitié sud du pays, notamment en Auvergne Rhône-Alpes, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Le Grand Est compte également de nombreux amoureux des abeilles.

  • La production de miel est en baisse en 2019

La production 2019 a été satisfaisante, bien qu'inférieure à la production exceptionnelle de 2018. Néanmoins, les 21 626 tonnes de miel produites en 2019 ne suffisent toujours pas à alimenter la consommation annuelle française, qui s'élève à plus de 40 000 tonnes, et l'Hexagone reste contraint d'importer des miels pour soutenir la demande intérieure.

Si la production a été notable en 2019, un point de vigilance s'impose : le rendement moyen par ruche (issue de l'agriculture conventionnelle) a chuté en 2019. Le rendement moyen national n'est que de 18,7kg de miel produit par ruche en 2019, contre 28,7kg en 2018 (-38%).

Le rendement va généralement de pair avec le nombre de ruche : plus une exploitation possède de ruches, plus son rendement est élevé. Ainsi en 2019, un amateur a eu en moyenne un rendement de 12,8 kg à la ruche, contre plus de 22kg par ruche pour un professionnel disposant de plus de 400 ruches. 

Deuxième bonne nouvelle : le miel certifié biologique est en progression de 3,5 points et représente ainsi presque 14% du total du volume de miel produit en 2019. Il est presque exclusivement produit par des apiculteurs professionnels et il est de plus en plus prisé par les consommateurs. 

Alors pourquoi une baisse de la production par rapport à 2018 ? 

Souvenez-vous : l'année dernière nous avons connu de nombreux épisodes de canicules surtout dans les régions Grand Est, Auvergne Rhône-Alpes et PACA. Nous avons eu chaud, mais les plantes aussi ont souffert de ces chaleurs extrêmes et ont produit moins de nectar qu'à leur habitude. Les abeilles ont donc eu moins à manger, d'où cette baisse de production.

  • On ne vend pas de la même manière selon la taille de son exploitation apicole.

Si la vente directe reste le circuit de distribution privilégié pour les apiculteurs, il est néanmoins nécessaire pour certains apiculteurs de vendre leur production à des conditionneurs, notamment pour les apiculteurs possédant plus de 400 ruches. 

Ainsi en 2019, 44% de la production de miel est destinée à la vente directe (toutes catégories d'exploitations apicoles confondues) contre 13% destinée aux conditionneurs.