Le déclin des abeilles s’accélère en Europe

En 2018 la Commission Européenne a lancé une « initiative » en faveur de la procection des pollinisateurs dont font partie les abeilles. Cependant, un récent rapport de la la Cour des Comptes Européenne souligne l’inefficacité des mesures engagées et va même plus loin, en indiquant que la Politique Agricole Commune (PAC) a même contribué au problème.

«Jusqu'à présent, les initiatives lancées par l'UE pour protéger les pollinisateurs sauvages n'ont malheureusement pas été suffisamment ambitieuses pour porter leurs fruits»
Samo Jereb, responsable du rapport.
Depuis juin 2018 tout le monde s’accorde sur la nécessité de protéger les pollinisateurs sauvages, et c’est en ce sens que la Commission a établi un cadre de mesures. Comme bien souvent, malgré la bonne volonté, ces initiatives ne sont pas retranscrites par des mesures politiques fortes pour enrayer le déclin des abeilles. La Cour des Comptes Européenne déplore le manque d’engagement concernant la biodiversité, la protection des habitats ou encore sur les pesticides.


Malgré la législation européenne, les auditeurs regrettent que certains pesticides puissent encore être autorisés. 
«Ainsi, au cours de la période 2013-2019, 206 autorisations d'urgence ont été octroyées pour l'usage de trois néonicotinoïdes (l'imidaclopride, le thiaméthoxame et la clothianidine) dont l'application faisait pourtant l'objet de restrictions depuis 2013 et dont l'utilisation en extérieur est strictement interdite depuis 2018».

Ces autorisations d’urgence sont de véritables permis de tuer des abeilles, et en attendant la nouvelle stratégie pour la biodiversité, attendue en 2021, le déclin des abeilles continuent.