Un arrêté autorisant les Néonicotinoïdes en 2022

Un arrêté prévoit d'autoriser ces insecticides pendant 120 jours en 2022 . Face à ces dangers plusieurs associations comme la LPO s'opposent fermement au renouvellement d'une dérogation pour l’utilisation de ces pesticides toxiques pour la biodiversité et invitent les citoyens participer à la consultation publique en exprimant leur opposition sur le site du ministère de l’agriculture. 

L’an dernier, les producteurs de betteraves avaient obtenu une dérogation alors que cette substance est interdite en Europe depuis 2018. 2020 a été une année catastrophique pour les betteraves. Elles ont perdu leurs feuilles, la faute à une attaque de pucerons. La meilleure arme contre ces ravageurs a été interdite : il s’agit de la néonicotinoïde. Pour calmer la colère des agriculteurs, l’État leur a donc accordé, en 2021, une dérogation d'un an pour l’année suivante.

Les chercheurs tentent de trouver une alternative en testant dans des serres les types de betteraves qui résistent aux pucerons. Les travaux, financés par l’État et la filière agricole, sont prometteurs, mais n’aboutiront pas avant 2024. 

Selon la LPO Il est possible de produire des betteraves sans néonicotinoïdes. "Le modèle météorologique utilisé pour prévoir une éventuelle pullulation du puceron, vecteur de la jaunisse de la betterave, s’est montré incapable de prévoir que l’année 2021 serait plutôt froide et l’apparition des pucerons tardive. Comment alors penser que les prévisions actuelles, sur lesquelles s’appuie la demande de prolongation de la dérogation seraient fiables ?"

"De telles incertitudes fortes sur la prévision d’un risque de jaunisse important en 2022 ne devraient pas conduire à l’octroi d’une nouvelle dérogation. Pourtant, sous la pression du secteur betteravier, le gouvernement propose à l’inverse de reconduire automatiquement en 2022 la dérogation de 2021 pour l’emploi de ces insecticides tueurs d’abeilles, sans la moindre restriction"

Participer à la consultation publique