Un apiculteur analyse le début de la saison apicole

Le mois de mars est placé sous le signe de la renaissance ; le printemps est là, les bourgeons éclosent, les jours rallongent…

Bien que les températures soient encore très fraîches, les apiculteurs peuvent désormais apercevoir une activité de plus en plus importante au sein de leurs ruches.  



Les premières jeunes abeilles commencent désormais à naître. Léonard Rouchaud, apiculteur (et partenaire Bleu Blanc Ruche) dans le Limousin, témoigne : “Les reines ont accéléré leurs pontes depuis un mois et les plus grosses colonies sont en effervescence, avec des abeilles qui remplissent presque toute la ruche.” 



Mais le moment est délicat : il y a beaucoup de larves et de jeunes abeilles à nourrir tandis que les réserves de l’année dernière sont en grande partie consommées. 

La nature n’étant pas encore assez généreuse en ce mois de mars, le travail de l’apiculteur est essentiel ;  il doit suivre ses ruches au quotidien afin de s’assurer que les butineuses aient de quoi trouver nectar et pollen dans leur environnement. Une fois récoltés, les abeilles pourront les raccorder aux réserves amassées l’an passé.



“En ce moment, par exemple, nous avons un petit coup de froid qui bloque tout le monde dans les ruches pendant une bonne semaine. On peut prier pour que l'état des réserves soit convenable”, poursuit Léonard. 

En cas de doute, l’apiculteur doit aller nourrir sa ruche avec du glucose, de façon à assurer sa pérennité. 



L’augmentation prochaine des températures va permettre de lancer les premières récoltes. 



Une inquiétude tout de même : depuis quelques années, des phénomènes de gelées tardives chamboulent les floraisons des plantes et fleurs mellifères, privant ainsi les abeilles de nourriture mais limitant également la récolte de certains miels de crus. L’acacia, par exemple, a été durement touché au cours des deux dernières années. 



À suivre.