À la découverte de l'abeille. Episode 3: l'intelligence de l'abeille

Une tête d’épingle : voilà la taille du cerveau d’une abeille. 

Avec près d’un million de neurones, soit 100 000 fois moins que nous, l’abeille possède de nombreuses facultés cognitives.

En voici quelques illustrations. 

 

  • Elles savent communiquer. 

Les abeilles préviennent leurs congénères quand elles ont trouvé de la nourriture en effectuant une danse, qui indique la direction et la distance du butin. 

Elles préviennent également les autres abeilles en cas de danger grâce à leurs phéromones. 

Parfois, elles échangent en faisant vibrer les muscles de leurs ailes. 

 

  • Elles savent compter.

Comme expliqué par Aurore Avargues-Weber (chercheuse toulousaine au CNRS et lauréate du prix international de la fondation l’Oréal) : 

« Les abeilles s’avèrent bel et bien capables non seulement d’apprendre mais aussi d’appréhender des notions de nombre ou des règles abstraites, de classer des objets selon leur degré de symétrie, de reconnaître des visages humains ou encore de juger de leurs propres capacités de réussite face à un exercice difficile. »

 

Elles ont une excellente mémoire qui leur permet de retenir le chemin parcouru lorsqu’elles butinent, en se repérant à des éléments visuels sur leur parcours. Elles savent aussi reconnaître les fleurs qu’elles butinent et leur rester fidèles !  

L’abeille a la capacité d’apprendre et de mémoriser les caractéristiques des fleurs contenant du nectar. 

 

  • Elles ont inventé l’alvéole.

La forme de l’alvéole permet de créer le maximum de cellule dans un espace donné, avec la plus petite quantité de cire possible. 

C’est pour cette raison que l’industrie a reproduit cette forme, permettant d’obtenir des matériaux légers, résistants et moins couteux que d’autres à produire. 

 

 

Ainsi, aussi petite soit-elle, l’abeille nous prouve que la taille ne fait pas tout. De nombreuses recherches tentent encore de percer à jour nos amies butineuses et leur intelligence.